mercredi 7 mai 2014

Paris Tonkar magazine #10

Paris Tonkar magazine le nouveau numéro arrive en kiosques #presse #graffiti #streetart #BD #goodnews #lifestyle #art


La médiatisation du graffiti (et du street art) était-elle en train de rendre fou certains activistes de ce mouvement artistique ? La question est posée lorsque l’on observe que de jeunes graffeurs en herbe pratiquant exclusivement du vandale se mettent en avant sur les réseaux sociaux et leur blog au risque de se faire arrêter par la police. Réveillez-vous ! Ne tombez pas dans ce piège de l’ultra modernité qui impose que tout doit être vu par tous aussitôt que l’événement s’est produit… Pour vivre heureux, il faut vivre caché : cet adage est encore plus d’actualité de nos jours car le système surveille tout et tout le monde. Le graffiti est un espace de liberté : pour qu’il le reste, il ne doit pas se mettre en danger en dévoilant tout. Un réseau social n’est pas l’ami du vandale et encore moins du citoyen libre. Ne jamais oublier que ce sont des entreprises marchandes qui gagnent de l’argent sur nos rêves, nos échanges et plus généralement sur nos vies !

Bien entendu, il n’y a pas que du négatif dans cette histoire : les graffeurs et artistes urbains du monde entier sont ainsi connectés et peuvent réaliser des échanges artistiques fructueux mais aussi envisager de belles collaborations. Bien heureusement…

Avec ce numéro, nous donnons la parole à des anciens de la scène parisienne et marseillaise qui ont permis au graffiti français de passer le temps malgré la féroce répression des années 90 et 2000 ! Sino qui est à l’honneur s’est confié à nous : un bien beau portrait dévoilant le parcours d’un graffeur qui a beaucoup peint sur la ligne Paris-Saint-Lazare. Ses œuvres et sa vitalité dans le mouvement ont suscité de nombreuses vocations, il était donc temps de lui consacrer un espace d’expression afin d’entendre un autre propos sur le milieu du graffiti. Les autres disciplines de l’art urbain sont bien entendu abordées grâce à des interviews et des reportages.



Enfin, les élections municipales ont confirmées le dégoût de nos concitoyens vis-à-vis de la politique libérale et prédatrice en cours depuis une trentaine d’années. N’oublions jamais que le FN n’est pas une solution mais un parti qui joue la même partition que les autres partisans du libéralisme à visage inhumain avec une aversion plus prononcée pour la culture moderne et urbaine. Résistons par l’intelligence et la couleur !



Bonne lecture et à bientôt pour un prochain numéro.


Journalistes et photographes qui ont collaboré à ce numéro : Hélios,  Kson, Benoît Brigault, Bernard Fontaine, Florent Laville, Caroline Perreau, Olivier B., Ninnog, Ludovic Basto et Vincent Pompetti.


 

Sommaire #10



Edito

En direct


Paris Tonkar :

  • Gemo
  • Dozer
  • MKC
  • Nowart
  • Jean Faucheur
  • Jérôme Gulon


Marseille Tonkar :

  • Dondea
  • Reno



Actu : Matière Grise


Urban arts without borders :

  • Barcelone
  • Londres


Zoom : L’art urbain, à corps perdu


Clichés

Photographie : Yoshi Omori


Sketchs

Nobles lettres

Réappropriation urbaine


Portrait : Sino


Photomatonkar :

  • Gamer
  • Gamo
  • Kems
  • La Thérapicturale
  • Mader
  • Slash
  • SM
  • Supocaos
  • Bonus


Zoom : Denis Bajram


Street art :

  • Alias Ipin
  • Codex Urbanus
  • Diamantaire
  • Oakoak
  • Oré


Chroniques 



Il est également disponible par abonnement ou vente par correspondance : http://fr.scribd.com/doc/48149102/Paris-Tonkar-bulletin-d-abonnement

Pour les Parisiens : les anciens numéros et le dernier seront également disponibles chez...
  • Maquis-art.com (42, rue Quincampoix, Paris 4e)
  • Wrung Division store (27, rue de la Ferronnerie, Paris 1er)
  • Génération400ml (31 Rue Récollets, Paris 10e)
  • Ekirok (61 Rue Saint-Denis, Paris 1er)
  • Auguste (10 rue Saint Sabin, Paris 11e)
  • Le Lavo//matik arts urbains (Paris 13e)


Erratum :

Dans le numéro #9, une petite erreur s’est glissée dans l’interview de Seek. Il fallait lire : "Qui as-tu rencontré à l'époque ?" à la place de "Qui as-tu croisé durant les années où tu peignais le plus ?"…

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