mardi 26 novembre 2013

Arrestations de Tagueurs du Val d'Oise

Quatre tagueurs, soupçonnés d'avoir dégradé plusieurs centaines de rames SNCF et RATP, pour un préjudice de près d'un million d'euros, ont été interpellés en région parisienne et déférés devant la justice, a-t-on appris vendredi de source policière
Lors de leur interpellation mardi matin tôt à leur domicile dans différentes communes du Val d'Oise, les enquêteurs ont notamment découvert «un fusil à pompe, un pistolet automatique, et des munitions, ainsi que 200 g de cannabis», a précisé cette source.

Plusieurs mois d’enquête

Ces arrestations ont conclu une enquête de plusieurs mois des hommes de la cellule «tags» de la police des transports de la préfecture de police de Paris, la seule spécialisée dans ce genre de délinquance.
Après une plainte de la SNCF en mai suite à la multiplication de la vandalisation de rames de train, les enquêteurs sont d'abord parvenus à identifier deux de ces tagueurs grâce aux nombreuses signatures laissées sur les rames, selon cette source. Les tagueurs signent quasiment systématiquement leur passage, et possèdent le plus souvent plusieurs signatures. «Les enquêteurs ont réussi à identifier les deux titulaires de ces signatures via les réseaux sociaux», a précisé la source.

Un clip tourné avec des armes

Les deux autres tagueurs ont été identifiés au cours des investigations, et les enquêteurs ont notamment retrouvé leur trace à travers un clip vidéo tournée dans une cité d'Ermont dans le Val d'Oise où les suspects apparaissaient «cagoulés et armés», selon cette source.
Lors de leurs investigations, les hommes de la cellule «tags» ont également pu établir que les quatre hommes «planifiaient et organisaient» leurs sorties lors desquelles ils dégradaient des rames de train en stationnement et des rames de RER de la RATP, a relaté la source policière.

Déférés devant le parquet de Paris

La justice a d'ailleurs retenu «l'infraction d'association de malfaiteurs dans cette affaire», a-t-elle précisé. Le préjudice total, après l'exploitation des ordinateurs saisis lors des interpellations, qui a permis aux enquêteurs de découvrir de nouvelles dégradations, est estimé «à près d'un million d'euros», selon cette source.
A l'issue de leur garde à vue dans les locaux de la police des transports, lors de laquelle les quatre tagueurs, âgés de 20 à 29 ans, «ont reconnu les faits», a dit la source, ils ont été déférés devant le parquet de Paris.

Voici le clip mentionné dans l'article : 



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