dimanche 11 novembre 2012

Xane 3DT : ITW sur DOWN WITH THIS


Down With This : De quelle manière es-tu attiré par la peinture et les encres si spécifiques au hip hop ?
Xane : En 1985/1986, je découvre des graffs en me rendant chez mes grands-parents qui habitaient à Paris du côté de Stalingrad, mais aussi du côté d’une autre partie de ma famille qui habitait impasse Marteau à la Plaine-Saint-Denis. Il y avait pour ainsi dire les premiers trucs de MODE 2, ACIDE et DARKO des FBI. Il y avait aussi BOXER, ROXIZ et JONONE qui m’ont marqué à l’époque. J’avais bloqué sur ces noms-là au début. Au début, j’ai essayé de reprendre des pochettes de bandes dessinées style Gaston Lagaffe ou Strange. Je m’intéressais grave aux dessins. A l’époque, il n’y avait pratiquement pas de rap encore, c’était beaucoup le reggae, la punk, le hard rock… Les pochettes de certains de ces 33 tours m’ont énormément influencé. Les personnages et les lettrages étaient super bien fait. J’étais intéressé comme tout le monde par l’émission « H.I.P H.O.P » de Sidney. C’était d’ailleurs le break que j’avais vu en premier, tous les mecs en survêtement Adidas, FUTURA 2000 qui venait peindre sur le plateau de l’émission… Il y avait un style de lettres qu’on ne voyait pas à l’école. Ça m’a interpellé. Et puis il y avait un lien avec toutes les disciplines, ça rappait, ça dansait, ça graffait, ça me plaisait bien.
DWT : Comment glisses-tu vers l’action ?
Xane : J’ai commencé en 1988 quand j’ai déménagé dans le 93, aux Lilas. Je suis arrivé dans un collège où ce mouvement était déjà existant par rapport à Châtillon, d’où j’arrivais. Mon premier tag a été DUC en référence au film New York 1997. J’aimais bien le personnage du méchant qu’interprétait Isaac Hayes. J’ai ensuite changé pour SIAM et c’est avec ce nom que j’ai commencé à bien taguer : au fond des bus, la rotonde du 129 en allant à l’école… C’était l’époque des starters, des écharpes Burberry qu’on cousait sur les jeans (rires).
DWT : Quels ont été tes influences à ton démarrage ?
Xane : Je suis surtout dans le style block letters, dans la compréhension visuelle et à la fois esthétique de la lettre. A la Plaine-Saint-Denis, il y avait un super block de MODE et COLT. A la place du « O » de MODE il y avait une paire de seuf en jean. C’est vraiment un des graffs qui m’a le plus marqué dans ma vie. J’ai été choqué quand je me suis pris ça. J’aimais beaucoup le travail de MODE 2, BANDO, COLT, BOXER, ACIDE, DARKO, SAN… Quand je vois un beau chrome, bien lisible bien fait, de belles formes et des belles proportions, je kiffe. Pour moi, il n’y a rien de mieux. Au niveau des states, dès que j’ai eu Subway Art et Spraycan Art dans les mains, j’ai bloqué sur SEEN. C’était mon préféré. The Godfather comme on l’appelle. Je ne voyais que par lui. Son style de lettrage, même son concept de tatouage. Je kiffe. Son tatouage, avec la panthère rose « graffiti my life story« , j’ai validé, il fait partie des personnes qui m’ont donné la passion de m’en faire aussi, après mon grand pére (rires). Il y a aussi CAN2 en Allemagne que j’apprécie mais sinon je suis davantage dans les trucs ricains. Mais KEA et MODE2 restent encore à ce jour mes graffeurs préférés.


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